Les bénévoles posent fièrement devant les 391 livres de déchets ramassés en moins de 3 heures au ruisseau Dupuis à Sainte-Marie.

Le 24 août dernier, 391 livres de déchets ont été retirés du ruisseau Dupuis à Sainte-Marie. Pour l’occasion, une vingtaine de personnes ont sillonné le petit cours d’eau et ses talus à proximité du parc Carter. Cette corvée de nettoyage organisée conjointement par le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) ainsi que la Mission 100 tonnes se déroulait dans le cadre de la première tournée québécoise financée par Promutuel Assurances.

Un petit cours d’eau difficile à nettoyer

Armés de chaudières, de pinces et de gants, les bénévoles ont mis la main à la pâte pour retirer le plus de déchets possible. La difficulté résidait à monter dans les talus à-pic pour en retirer des déchets parfois à peine visibles. « Il y avait beaucoup de sacs à moitié enfouis dans le sol ou pris dans les racines, » explique ainsi M. Russell Gilbert, président du COBARIC. Des sacs de plastique, mais aussi d’autres objets comme une plaque d’immatriculation, un toutou et même un châssis d’auto.Certains déchets ramassés lors de la corvée étaient plus volumineux, comme un châssis d'auto.

Des citoyens engagés

Jimmy Vigneux, cofondateur de la Mission 100 tonnes, était présent pour encourager et sensibiliser les participants de cette corvée de nettoyage. Celui qui a sillonné le Québec cet été rappelle l’importance de protéger nos cours d’eau en retirant un déchet à la fois. Un citoyen qui ne pouvait participer à l’activité est d’ailleurs revenu en fin d’après-midi avec 3 chaudières pleines de déchets ramassés sur sa propriété riveraine. Un geste inspirant!

À propos du COBARIC

Le COBARIC a pour mission d’organiser, dans une perspective de développement durable, la gestion intégrée de l’eau à l’échelle du bassin versant de la rivière Chaudière. L’organisme agit auprès des usagers de l’eau du bassin versant de la rivière Chaudière afin de favoriser la pérennité de la ressource eau, par la concertation et la participation des usagers de l’eau du territoire.

À propos de la Mission 100 tonnes

La Mission 100 tonnes vise à retirer 100 tonnes de déchets des cours d’eau de la planète, en commençant par le fleuve Saint-Laurent, afin de réduire le niveau de débris, de microplastiques et de substances toxiques présents dans les océans. Cette mission est une collaboration avec le Mouvement des Artisans du changement. Les chefs de mission sont Jimmy Vigneux et Dre Lyne Morissette, deux citoyens soucieux de l’environnement.

Zone inondée, zone inondable, zone d’intervention spéciale

Comment les différencier?

Les inondations du printemps 2017 et celles du printemps 2019 auront été les éléments déclencheurs d’une série de mesures et de changements concernant la gestion des inondations au Québec. Parmi celles-ci, l’actualisation de la cartographie des zones inondables et le déplacement des ménages habitant en zone inondée figurent au premier plan des actions entreprises dans les secteurs riverains de la rivière Chaudière. Le phénomène et tout ce qui en découle étant de plus en plus médiatisé, les termes zone inondée et zone inondable sèment parfois la confusion auprès de l’auditoire, d’autant plus que le concept de zone d’intervention spéciale vient de s’ajouter récemment à la liste.

Zone inondée

Commençons par le début. Une zone inondée est au sens propre une zone ayant été inondée. La zone inondée peut varier énormément d’année en année. Elle correspond au secteur s’étirant entre le cours d’eau et l’endroit (ou la ligne) maximal atteint par la montée des eaux pour une inondation donnée. Il s’agit donc d’une qualification périodique, c’est-à-dire qu’elle est sans cesse redéfinie bien que certains secteurs y soient toujours inclus.

Zones inondables

Les zones inondables, quant à elles, sont déterminées par une cote d’inondation de récurrence tel qu’inscrit dans la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI). Les zones inondables correspondent donc aux limites des crues selon une probabilité. On distingue deux principales zones inondables : la zone 0-20 ans et la zone 20-100 ans. La zone 0-20 ans correspond à une chance sur 20 (5%) d’atteindre cette limite sur les rives d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau pour une inondation, et ce, à chaque année. La zone 20-100 ans, de la même manière, correspond à une chance sur 100 (1%) d’atteindre cette limite à chaque année.

Zone d’intervention spéciale

À l’issue de la crue printanière de 2019, le nouveau concept de zone d’intervention spéciale a fait son apparition. La zone d’intervention spéciale correspond à la zone inondable 0-20 ans et met en place un moratoire sur la construction de nouveaux bâtiments et la reconstruction de bâtiments sévèrement endommagés par les inondations (MAMH, 2019).

 

Le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) vous rappelle que vous pouvez consulter en tout temps le niveau de l’eau de la rivière Chaudière sur le site internet du Système de surveillance de la rivière Chaudière (SSRC) au http://ssrc.cobaric.qc.ca/publique_index.php et que vous pouvez vous abonner gratuitement aux alertes du SSRC concernant les inondations au http://ssrc.cobaric.qc.ca/publique_abonnement.php.

La Table de concertation régionale pour une gestion intégrée du Saint-Laurent de la zone de Québec (TCRQ) présente une nouvelle carte des accès au fleuve Saint-Laurent dans la région de Québec. Malgré la proximité, plusieurs endroits aux abords du fleuve Saint-Laurent demeurent méconnus et proposent une multitude de possibilités. Profitez de tout ce que le fleuve peut vous offrir en sélectionnant les activités qui vous intéressent et découvrez de nouveaux endroits pour les pratiquer !

 

Carte disponible ici