Qu‘est-ce qu’une plante exotique envahissante?

Une espèce exotique envahissante (EEE) est un végétal, un animal ou un micro-organisme qui est introduit hors de son aire de répartition naturelle. Son établissement et sa propagation peuvent constituer une menace pour l’environnement, l’économie ou la société. En effet, certaines espèces peuvent représenter un danger pour la santé humaine, et/ou affecter la biodiversité des milieux naturels.

Apprendre à reconnaître ces espèces pourra donc vous être utile pour votre santé et pour participer au contrôle de ces espèces.

La berce du Caucase, risque de brûlures

Introduite au Québec il y a plusieurs années pour son caractère ornemental, la berce du Caucase représente un danger pour la santé humaine. En effet, au contact avec la peau, la sève de la berce du Caucase peut provoquer des lésions cutanées importantes qui s’apparentent à des brûlures de second degré.

Introduite au Québec il y a plusieurs années pour son caractère ornemental, la berce du Caucase représente un danger pour la santé humaine. En effet, au contact avec la peau, la sève de la berce du Caucase peut provoquer des lésions cutanées importantes qui s’apparentent à des brûlures de second degré.

En cas de contact avec la sève, prenez le temps de laver la zone à l’eau et au savon, puis la couvrir pour au moins 24 h. N’hésitez pas à consulter au moindre doute!

  • Feuilles vertes très dentelées. L’envers de la feuille n’a aucun poils.

  • Tige souvent parsemée de poils drus et de taches pourpres. L’intérieur est creux.

  • Fleurs blanches en ombelles. La tige principale fleurit en premier, puis les tiges secondaires.

  • Dès juillet, les fleurs deviennent des graines, passant au vert, puis au brun avant de tomber au sol.

La renouée du Japon, celle qui tue les autres

Si de prime abord cette plante séduit par son aspect décoratif, elle peut rapidement prendre toute la place dans votre jardin, par sa croissance rapide. De plus, son système racinaire expansif peut menacer la croissance des autres végétaux, nuisant ainsi à la biodiversité.

Près d’un cours d’eau, la renouée du Japon endommage le sol et entraîne l’érosion des berges, ce qui est très néfaste pour la qualité de l’eau et l’habitat du poisson, en plus d’augmenter les risques d’inondation.

  • Feuilles en pointe effilée.

  • Tige souvent tachée de rouge, ressemblant à du bambou.

  • Fleurs blanches en grappes, en forme de gouttes d’eau.
    © Renouée du Japon.
    Jean-Marie Van der Maren, 2012. Licence CC Flickr

L‘herbe à poux et l’herbe à puce

Même si leurs noms se ressemblent, l’herbe à poux et l’herbe à puce sont bien différentes!

En août, l’herbe à poux produit du pollen, auquel plusieurs sont sensibles. C’est alors que se manifestent des allergies.

Il est possible de couper ou d’arracher la plante à la mi-juillet et en août pour limiter la production du pollen.

Pour sa part, l’herbe à puce possède une sève vénéneuse à laquelle tout le monde peut réagir et qui provoque de douloureuses inflammations cutanées. C’est pourquoi il est important de se protéger avant de manipuler la plante avec soin.

Le mieux est d’arracher la plante et ses racines au printemps, quand la terre est encore humide, puis de jeter les résidus dans un sac-poubelle noir résistant.

  • Herbe à poux en juin.
    © MSSS, 2009.

  • Herbe à poux en juillet.
    © MSSS, 2009.

  • Herbe à poux en août, quand elle produit du pollen.
    © MSSS, 2009.

  • Feuilles d’apparence lustrée, rougeâtre au printemps, puis verte en été.

  • Fleurs de couleur crème apparaissant en juin et en juillet.
    © Randy Nonenmacher, 2012.

  • Fruits ronds et cireux, du jaune au vert, apparaissent en septembre.
    © Séléna Bergeron, 2007.

Le myriophylle à épis, l’envahisseur aquatique

ensemble de myriophylles accumulés à la surface de l'eau.

Originaire d’Europe, d’Asie et d’Afrique du nord, le myriophylle à épis est une plante aquatique dont les feuilles « en épis » rappellent la forme d’une plume. Le myriophylle à épis pousse dans le substrat et les feuilles se rassemblent à la surface, créant comme une « couverture » sur la surface de l’eau.

La présence de cette plante nuit à la santé des lacs et des cours d’eau, car son épais feuillage empêche la lumière du soleil de passer et contraint la vie des espèces (fauniques et floristiques) indigènes. Très très vite, un plan d’eau peut devenir impraticable pour l’homme.

Sur le territoire, l’Association des riverains du lac des Abénaquis (ARLA) a développé des moyens de lutte efficace contre cette plante. Leur succès les a amené à produire un guide téléchargeable gratuitement, qui donne les meilleures pratiques à adopter pour préserver les plans d’eau de cet envahisseur.

Avez-vous des questions sur les espèces exotiques envahissantes? Notre équipe sera en mesure de vous aider. Communiquez avec nous!